Membres des forces spéciales américaines dans la région de Marjah, en février 2010.AFP
Il a expliqué au Guardian que décembre 2014 n'était pas "une date de fin, mais un jalon". "Cet engagement à long terme est absolument essentiel à nos progrès à court terme", a-t-il ajouté. "Tant que nous n'aurons pas fait clairement comprendre que la communauté internationale ne va pas abandonner l'Afghanistan à court terme, les insurgés vont penser qu'ils peuvent attendre la fin de la campagne" militaire en Afghanistan, a encore dit le général Bucknall.
Environ 9 500 militaires britanniques y sont actuellement déployés pour combattre l'insurrection des talibans. C'est le deuxième plus important contingent de la coalition internationale en Afghanistan, après celui des Etats-Unis, qui compte environ 140 000 hommes.
Mais la mort d'Oussama Ben Laden, le 1er mai, a relancé le débat sur une réduction rapide des troupes en Afghanistan. Selon le Telegraph, les Etats-Unis pourraient ainsi rapatrier 70 000 hommes dans les trois prochaines années, dont 10 000 en 2011. Un analyste installé à Washington, cité par le journal, rappelle en effet qu'"avec la mort d'Oussama Ben Laden, l'objectif avoué de la guerre en Afghanistan a été atteint". Un signal que se refuse à envoyer le gouvernement britannique : "La mort d'Oussama Ben Laden, si positive soit-elle pour notre effort de lutte contre le terrorisme, ne change rien à notre stratégie en Afghanistan", a ainsi déclaré la semaine dernière William Hague, le chef de la diplomatie britannique.
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